6 clés pour développer une nouvelle compétence !

Vous avez un nouveau projet en vue, un examen imminent, vous avez besoin d’apprendre quelque chose rapidement ou d’acquérir une nouvelle compétence mais vous ne savez pas comment vous organiser. Découvrez à travers cet article comment remédier à cela.

Comment s’organiser comme un pro ? Vous pensez encore qu’apprendre vite et bien est réservé à une élite, aux personnes surdouées ? Permettez-moi de briser ce mythe.

Organisation d'un pro en passant par les 6 clés pour le devenir
Comment devenir un pro de l’organisation ?

A la fin de cet article, vous serez capable :

  • D’adoptez un comportement adéquat à l’apprentissage
  • D’être autonome
  •  D’apprendre de manière accélérée
  •  D’organiser votre emploi du temps en fonction de votre plan d’apprentissage

I.                 Brisez les barrières psychologiques

Dans notre vie de tous les jours il existe des domaines où nous sommes soit dans un état d’esprit figé soit dans un état d’esprit dynamique.

1)     Deux états d’esprit différents

L’état d’esprit figé concerne les domaines où vous avez des difficultés à vous investir, vous avez besoin de motivation, de partenaires pour vous encourager.

À l’inverse, lorsque vous êtes dans un état d’esprit dynamique, de croissance dans un domaine c’est que vous êtes un minimum épanoui, nul besoin d’être derrière vous, vous êtes autonome. Par exemple, un domaine où je suis en pleine croissance serait le développement personnel, ce blog en témoigne.

Vous pouvez déjà dresser le bilan des domaines où votre état d’esprit est figé ou dynamique, quels qu’ils soient. Voici une liste d’exemples pour vous aider à trouver ces domaines. A vous de la compléter :

  • Les mathématiques
  • La finance
  • L’immobilier
  • Le social
  • Le développement personnel
  • Le sport
  • L’informatique
  • L’écologie

Attention toutefois à ne pas vous auto-persuader que vous êtes doué dans tous les domaines. La frontière entre affirmation positive et illusion est subtile et mince.

2)     Les croyances limitantes

Pour en revenir aux barrières psychologiques, il s’agit simplement de croyances limitantes (évoquées dans un précédent article) instaurées par nous-même ainsi que notre entourage. Elles nous empêchent de nous lancer ou de recommencer dans un domaine, une activité, un projet.

En effet, elles sont des généralisations de faits passés ou actuels. Elles forment la base de notre réalité et de notre interprétation du monde. Notre raisonnement se base malheureusement sur d’anciennes expériences vécues sans nous donner la chance de revalider ce qu’il en est réellement.

Pourtant, tout est appelé à évoluer.

Croyances limitantes,l'impossible devient possible
Ce qui était impossible hier, peut devenir possible aujourd’hui

La réalité, c’est que ce qui ne fonctionne pas aujourd’hui peut probablement fonctionner demain. Mais, pour le savoir, nous devons essayer à nouveau avec éventuellement une nouvelle approche.

Pour vous faire travailler un peu, vous pouvez reformuler l’une de vos croyances limitantes en étant cette fois ci plus positif, par exemple :

« Je n’ai jamais réussi à apprendre et j’en serai toujours incapable » devient « Je ne suis pas encore un bon apprenant mais je compte bien le devenir ».

Pour développer une nouvelle compétence commencez dans un premier temps par vous débarrassez de ces croyances.

Vous pouvez retrouver plus d’exemples similaires dans l’article consacré à l’optimisme.

II.               Comment mesurer votre intelligence ?

On résume souvent l’intelligence au quotient intellectuel (QI) mais cet article ne s’attardera pas sur le sujet.

Comment devenir intelligent ?
Comment devenir intelligent ?

Pour mesurer votre intelligence vous devez apprendre à vous analyser, évaluez-vous selon ces 4 points :

  • Points forts
  • Points faibles
  • Les opportunités que vous n’arrivez pas à saisir
  • Des contraintes qui vous empêchent d’avancer

Ces 4 points sont couramment utilisés dans le milieu professionnel, notamment dans les entreprises pour effectuer leur analyse. Il suffit juste de l’adapter à vous-même.

1)     Vos points forts

Pour évaluer vos points forts, listez :

  • Les compétences que vous avez acquises
  • Vos expériences
  • Vos qualités
  • Les objectifs que vous avez accomplis dans le passé avec succès

2)     Vos points faibles

Analyser ses faiblesses n’est pas chose simple. Cela nécessite de mettre son ego et sa fierté de côté ainsi que d’être honnête avec soi-même.

Comme pour vos points forts, listez :

  • Vos échecs de ces 5 dernières années
  • Les points négatifs qu’on vous reproche le plus souvent
  • Les aspects de votre vie où vous vous sentez le moins à l’aise

La fenêtre de Johari

En complément de votre analyse, voici un outil formidable, la fenêtre de Johari :

Fenêtre de Johari pour s’analyser soi-même
Fenêtre de Johari pour apprendre à mieux se connaitre

Répartis en 2 catégories : les paramètres connus (ce que nous savons) et les paramètres inconnus (ce que nous ignorons). De ces deux catégories, résultent 4 champs (voir schéma ci-dessus) :

  • Premièrement la zone publique, c’est-à-dire ce que nous savons et que les autres aussi savent.
  • La zone cachée, ce champ concerne votre vie privée, ce que les autres ignorent.
  • La zone aveugle ou l’angle mort concerne ce que les autres savent sur vous et que vous ignorez.
  • Dernièrement, la zone inconnue est la partie que tout le monde ignore.

Idéale pour une introspection complète, la fenêtre de Johari reste cependant limitée. Même avec de la volonté, il reste très difficile de s’analyser.

Pour cela, l’aide d’un proche observateur peut s’avérer très utile si ce dernier vous connait bien. Demandez l’aide de personnes de confiance et apprenez qu’une analyse saine est l’essence même d’une bonne posture d’apprentissage.

3)     Saisir les opportunités

Rappelez-vous, dans l’article sur la discipline j’évoquais le fait que le hasard et la chance n’existaient pas.

Patience et persévérance sont les maîtres mots. En effet, ces propos sont justes mais il s’agit également d’opportunités à saisir.

Comment reconnaitre une opportunité ?

On entend souvent dire que telle personne est chanceuse d’avoir eu cela, d’être comme ça… Alors si vous vous considérez comme quelqu’un de malchanceux c’est que vous n’avez pas provoqué la chance.  Voici, une équation qui explicite ce point :

Chance = opportunité + persévérance + patience

Malchance = opportunité + impatience

Reconnaître une opportunité ne sera pas chose évidente à vos yeux, c’est pourquoi vous devez toujours avoir en tête votre objectif et l’alignement avec l’opportunité qui se présente. De plus, une bonne manière de reconnaitre une bonne d’une mauvaise opportunité et de peser le pour et le contre sans oublier le retour sur investissement avec d’un côté les gains et d’un autre côté les pertes.

Retenez qu’une bonne stratégie d’apprentissage vous permettra de capitaliser sur vos forces pour saisir des opportunités.

C’est au milieu des difficultés, qu’on trouve souvent les opportunités.


Albert Einstein

4)     Retournez les contraintes à votre avantage

Vos contraintes, obstacles peuvent être listés selon les critères suivants :

  • Mauvais entourage
  • Scénarios catastrophiques
  • La peur de se lancer et d’échouer

Bien entendu, il est impossible de se protéger à 100 % des obstacles et des échecs rencontrés au cours de sa vie. Néanmoins, en identifier et en traiter un maximum en amont vous permettra d’augmenter vos chances de succès et de cesser d’être menacé.

Vous pouvez rencontrer des obstacles au sein de votre entourage, vous devrez avoir le courage de vous éloigner des mauvaises influences. Sachez que rester auprès d’eux ne vous fera pas avancer. Et n’essayez pas de perdre votre temps à les convaincre, vous y dépenseriez trop d’énergie. Pensez d’abord à vous.

Autre point, les scénarios catastrophiques. On a tendance à imaginer toujours le pire scénario possible. Alors que la réalité est bien différente. Nous avons peur de l’inconnu certes mais ce n’est pas une raison pour tomber dans la paranoïa.

Il y a aussi ces fameuses peurs se lancer et/ou d’échouer que nous avons évoquées dans cet article. Posez-vous toujours cette question : Qu’ai-je réellement à perdre ? Et rappelez vous pourquoi vous voulez faire ce choix et quelles sont vos véritables motivations.

III.             Votre motivation est la clé de votre réussite  

Pour réussir votre apprentissage tout repose sur votre motivation, elle sera au cœur de tous vos projets.

Pour vous aider, vous devez être conscient qu’il existe 2 types de motivation :

  • La motivation extrinsèque est liée aux facteurs extérieurs, par exemple une bonne note à un examen, un diplôme, une prime sur un salaire, des félicitations, un fast-food après un entrainement…
  • La motivation intrinsèque, quant à elle, concerne votre propre intérêt sans récompense à la clé. La curiosité, la satisfaction personnelle, une meilleure estime de soi sont des exemples de motivations intrinsèques.

Pour vous aider à mener vos projets à bien, il faut maintenir un équilibre de motivations intrinsèques et extrinsèques.

Si votre projet est uniquement basé sur des motivations extrinsèques vous risquez d’être déçu à long terme et vous finirez démotivé. Même chose si vos motivations sont uniquement intrinsèques.

Par exemple, l’idée de partager nos connaissances à travers ce blog est un mélange de ces deux types de motivation. D’un côté, cela nous permet d’enrichir notre culture personnelle, d’apprendre de nouvelles choses utiles et, au quotidien, de bâtir une meilleure estime et confiance en nous-même.

D’un autre côté, nous avons reçu la reconnaissance de personnes lisant nos articles, vous êtes de plus en plus à nous soutenir et nous vous en remercions.

IV.             Apprendre à se définir des objectifs

Se définir des objectifs est une bonne chose mais apprendre à se définir de vrais objectifs sera encore plus efficace.

La méthode S.M.A.R.T

Premièrement vos objectifs doivent être définis de manière S.M.A.R.T, si ce n’est pas le cas vous prenez déjà un risque d’échouer.

Objectifs SMART la méthode pour atteindre vos objectifs !
Objectifs S.M.A.R.T pour atteindre tous vos objectifs

Ensuite, assurez-vous toujours qu’il s’agisse d’objectifs émanant de votre décision personnelle. Un objectif qui ne respecte pas cette règle n’entraînera aucune motivation ou une motivation passagère.

Dernier point, toujours énoncer votre objectif de manière positive. Exemple : « Je veux une meilleure hygiène de vie » et non pas : « Je veux arrêter de fumer pour éviter de dégrader encore plus ma santé ».

Quelle est la différence entre macro-objectif et micro-objectif ?

Pour définir au mieux votre plan d’apprentissage, un objectif doit se distinguer par des micros et macros objectifs afin de mieux coordonner votre stratégie sur le moyen et long-terme.

Les macros-objectifs donnent une direction générale et long-terme à votre projet.

Les micros-objectifs découlent d’un macro-objectif pour rendre votre stratégie réalisable sur le court-terme.

L’intérêt majeur de différencier les macros et micros objectifs est de mettre en place une meilleure stratégie et de la rendre opérationnelle. Ainsi, vous vous assurerez que vos actions quotidiennes vous amènent bien dans la direction souhaitée sur le moyen et long-terme.

V.               Définir votre stratégie

À présent, il est temps de passer à l’action en établissant votre plan d’attaque.

Assurez-vous d’abord :

  • De définir les domaines où votre état d’esprit est dynamique
  • D’effectuer une auto évaluation de vous-même
  • De maintenir un équilibre entre motivations intrinsèques et extrinsèques
  • D’avoir défini intelligemment vos objectifs

Je vous invite à revoir les points évoqués précédemment avant de continuer votre lecture.

Spécialisation ou polyvalence ?

Peut-être que cette question vous traverse l’esprit depuis un moment et c’est tout à fait normal. Il s’agit de prendre une décision importante dans votre vie.

La réponse, seul vous pouvez la connaître car elle dépend de votre ou vos objectifs.

1)     Spécialisation

Si votre objectif est d’être le meilleur vendeur immobilier de votre région vous allez devoir beaucoup travailler en amont pour être compétitif et écraser votre concurrence.

S’il s’agit d’un domaine très compétitif et que vous souhaitez atteindre l’élite alors un certain degré de spécialisation est nécessaire.

À noter qu’il y a plusieurs degrés de spécialisation. On peut se considérer comme spécialiste à partir du moment où l’on :

  • Comprend un métier
  • Exerce une profession
  • Est l’élite dans un domaine

Ces différents degrés ne nécessitent pas le même investissement. Pour comprendre un métier seulement 20 % d’effort seront nécessaire pour 80 % du résultat. Alors qu’être dans l’élite demandera 80 % d’efforts supplémentaires pour seulement 20 % de résultats en plus (cf Loi de Pareto).

2)     Polyvalence

En revanche, si votre objectif est d’élargir votre horizon dans un ou plusieurs domaines, une polyvalence sera requise.

Par exemple en informatique, un administrateur réseau et système devra être polyvalent car il aura besoin de compétences dans plusieurs domaines comme la sécurité, le réseau, les systèmes, les langages web, la programmation, les bases de données…

Bien sûr, il n’y a pas que le milieu professionnel à prendre en compte. Il y aussi votre vie personnelle. Pour ma part, j’ai fait le choix d’être polyvalent en m’intéressant d’une part à l’informatique sous plusieurs angles comme évoqué ci-dessus et d’autre part, j’ai développé des compétences dans le web, le marketing, le sport, la nutrition, la culture et bien sûr le développement personnel.

3)     Comment choisir entre polyvalence et spécialisation ?

Spécialisation ou polyvalence ? Quel choix préférez-vous ?
Spécialisation ou polyvalence ?

Il n’y pas de vérité absolue. Chacune de ces options possède ses propres avantages comme ses propres inconvénients.

Vous spécialiser aura pour avantage de faire de vous l’un des meilleurs dans votre domaine mais vous devrez délaisser de nombreux domaines.

Devenir polyvalent vous permettra d’explorer de nombreux domaines sans pour autant être excellent. Être polyvalent conviendra aux personnes qui sont curieuses ou qui recherchent un domaine dans lequel elles souhaitent être rémunérées.

Gardez simplement à l’esprit les avantages et les inconvénients de chacune des options afin de les mettre en face de vos objectifs.

Retenez également qu’une stratégie d’apprentissage bien définie vous permettra d’aligner vos actions quotidiennes avec votre vision moyen et long-terme. Prendre le temps d’élaborer une stratégie vous donnera une vision claire et précise, une direction vers laquelle coordonner vos actions.

Si vous souhaitez aller plus loin je vous invite à écouter ce podcast.

VI.             Appliquer l’Ikigai

Reprenez le schéma de l’Ikigai et appliquez-le par rapport à tous les conseils que vous avez pu voir dans cet article.

L'Ikigai "raison de vivre"
Schéma de l’Ikigai

En conclusion, vous avez maintenant toutes les clés en mains pour développer de nouvelles compétences !

Il ne vous reste plus qu’à vous tester dans différents domaines afin de découvrir une passion, une mission, une vocation ou une profession.

Investir quelques heures dans l’étude d’un sujet inconnu peut amener des surprises insoupçonnées ou au contraire vous aider à procéder par élimination.

De plus, explorer un domaine ouvre souvent les yeux sur d’autres domaines périphériques.

Restez curieux.

N’oubliez pas que vous seul êtes maître de vous-même et que vous êtes le seul responsable de votre succès.

Ayez confiance en vous, il est temps de passer à l’action et de faire un nouveau pas en direction de la vie dont vous rêvez. Take The Next Step !

Matthieu Cribier

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